Dada Antes Portas - 2008-07-25 - Rockademy

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Dada Antes Portas - 2008-07-25

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Interview : Dada Antes Portas
Luc Lebeau

 
Depuis quand votre groupe existe-t-il?
Luc: On existe depuis 10 ans… oups même plus !  C’est tôt cette interview (Ndlr : il est 9h du matin, c’est une interview pas téléphone). Il y a en fait plusieurs dates que l’on peut choisir pour la naissance du groupe. En fait il y a 11 ans notre guitariste Lukas est parti en Australie pour une année. Lors de son retour on s’est dit : « allez, on y va ! »
 
Mais c’était déjà Dada Antes ?
Oui, le premier concert c’était en 1997 déjà ! Et le premier CD en 2000 ; nous en sommes au 5ème.
Que signifie le nom du groupe? Dadaïsme ?

En fait Pee, notre chanteur, a fait un travail à l’école sur le Dadaïsme. Il pensait : « Putain qu’est-ce que c’est super ! »  
(Ndlr : Dada, dit aussi dadaïsme, est un mouvement intellectuel, littéraire et artistique qui, entre 1916 et 1925, se caractérisa par une remise en cause, à la manière de la table rase, de toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques et politiques. Malgré la Première guerre mondiale, Dada connut une rapide propagation internationale. Ce mouvement a mis en avant l'esprit d'enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l'extravagance, la dérision et l'humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les "vieilleries" du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils cherchaient aussi cette liberté particulièrement dans le langage, qu'ils aimaient lyrique et hétéroclite.)
Lors de nos premiers concerts nous faisions toujours un jeu de scène très spécial. Entre les morceaux nous racontions un poème ou des gags et si quelqu’un voulait dire quelque chose il avait la possibilité de le faire !  Le problème est que Dada Ante n’a jamais joué une musique Dadaïstique ! Mais c’était un bon divertissement. Cela à durée 2 ans. Maintenant tu ne nous verras plus jouer sur scène en racontant des trucs pareils. Mais nous ne sous sommes pas dit : «Maintenant on ne fait plus ça ». Et si quelqu’un, lors d’un concert veut raconter un poème… On le laisse faire !
Vous avez beaucoup de dates prévues pour 2008 en Suisse, est-ce que vous allez jouer à l’étranger?

Nous recherchons des partenaires en Allemagne et en d’autres pays d’Europe. Mais rien n’est fait.
 
Est-ce que les membres de Dada vivent de leur musique ?
Cela ne suffit pas complètement. Donc nous avons chacun un petit travail. Moi je suis journaliste à Lucerne pour un journal.
 
Sur la photo promo, on voit le t-shirt « kissien » de Pee. Clin d’œil ou simple t-shirt ?
C’est une provocation. Quand il était jeune, (c’était il y a 2 jours ?) Il a acheté son premier disque de Kiss. Il provoquait sa mère en se déguisant et en mimant son groupe fétiche. Il avait les cheveux longs et sa mère devenait folle… et il continue ! (Sales gamins ! Un peu de respect pour ces mamans !)
 
Quelles sont vos sources d’inspiration?

Les expériences de la vie. C’est les choses que Pee a vécues… Amour, argent, sorties et copains.
 
« Taking your love » sonne un peu à la « Police » comme du reggæ léger ?
Non c’est un peu tango…. Comme « Argent trop cher » du groupe Téléphone. Mais c’est une idée qui n’est pas de nous. C’est une musique assez commerciale qui marche très bien, Que bien sûr nous aimons beaucoup !
 
Vous êtes un groupe Lucernois, est ce que c’est difficile de jouer en Romandie ?
Les Romands apprécient beaucoup, mais en fait là, j’ai une petite anecdote : Après un concert à Genève pour les fêtes d’été, nous sommes descendus vers le public pour boire quelque chose. Deux filles sont venues et ont demandé spontanément en anglais : « Where are you from ? We are fan of your music ! » Et nous avons expliqué que nous venions de Lucerne ! Elles nous ont regardé de haut en bas… et sont parties en une seconde ! Sympa ! Non ?
 
Que pensez-vous de la scène rock suisse?

En Suisse il y a beaucoup de groupes qui ont du potentiel et qui auraient la possibilité de s’exporter. Mais ça reste très difficile parce qu’il n’y a pas vraiment d'histoire du rock dans notre pays. J’aime beaucoup les groupes comme Favez de Lausanne, The Young Gods de Genève, ainsi que Lovebugs de Bâle. Toutefois, il est difficile de vivre de la musique pour la plupart des groupes suisses. Mais je pense que c’est un problème qui vient des Français et des Allemands pour citer les pays qui nous touchent. En fait dès qu’ils entendent que le groupe est suisse, ils le cataloguent au rang inférieur. Et c’est dommage pour les groupes helvétiques, mais aussi pour le public de l’étranger qui perd une chance de découvrir de très bons groupes.
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