ESP - 2011-12-03 - Rockademy

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ESP - 2011-12-03

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MOUTIER - Eric Singer Project à Chantemerle
Le public a réservé une standing ovation à trois troubadours du rock

Samedi soir, l’aula Chantemerle ressemblait fort à un plateau de l’émission «MTV Unplugged». 

Ovationnés tout au long d’un set intimiste, Eric Singer, John Corabi et Bruce Kulick se sont fait plaisir en toute décontraction. 

Pari réussi pour Luis Cabral, l’initiateur de l’événement, qui arborait samedi soir, sur le coup de minuit, un large sourire. Une organisation bien huilée, un public acquis à la cause, une ambiance bon enfant, tout y était pour faire de cette soirée de rock doux un beau succès. 

Kiki Crétin toujours apprécié 
En guise d’amuse-bouche, Kiki Crétin, flanqué de ses acolytes Thomas Bourquin et Cédric Bron, ont livré quelques ballades spécialement composées pour cette soirée. L’occasion pour l’enfant du pays de vérifier que son capital de sympathie n’a nullement
été entamé au fil des années. Il a même provoqué de lascifs déhanchements parmi ses groupies sur «Arabian». 

Le trio s’est fait plaisir 
Puis, les trois compères sont arrivés. Cool. Eric Singer, batteur des légendaires Kiss, s’est mis aux percussions. Sans son
maquillage de félin, cela va de soi. John Corabi, qui fit il y a quinze ans un passage éclair au sein des ingérables et intenables
Mötley Crüe, s’est emparé de sa gratte et de son micro. Dégaine de pirate, voix cassée, un authentique punk le «Crabby». Bruce Kulick s’est sagement assis, toujours taquin, guitare en bandoulière. 

Visiblement heureux d’être là, devant un parterre de deux cents cinquante mélomanes de tout âge ravis de n’avoir ces gars-là que pour eux, le trio s’est fait plaisir. 

Dès les premiers accords de «Hard luck woman», hymne kissien de 1976, le ton est donné. Pas de gros cirque à l’américaine, pas de flammes, ni de sang, ni de confettis, mais des chansons intemporelles servies par d’humbles musiciens. Parce qu’il en faut de l’humilité pour jouer à Chantemerle alors que le reste de l’année on remplit les arènes du monde entier. 

Eric Singer est de ceux-là, de ceux qui respirent la musique et pour qui le mot «vacances» ne veut rien dire. 

La suite du set, qui dura deux mi-temps de foot, a fait la part belle au répertoire de Kiss («Nothin’ to lose», «Forever», «Beth», «Every time I look at you», «I walk alone»). Of course. Deux magnifiques incartades dans l’oeuvre du Crüe («Hooligan’s holiday» et «Home sweet home»), des clins d’oeil à Union («Love») et The Scream («Man in the moon»), et pour terminer une reprise de «Oh darling» des Beatles qui leur a valu une standing ovation. 

Et dire que pendant ces moments de grâce sonore, Ahren Spylo crucifiait Genève Servette à lui tout seul aux Vernets. Quelle soirée! 

Un peu plus tard, dans les vestiaires de l’Aula, les musiciens ont fait causette avec quelques fans et les organisateurs. Echange de cadeaux et de politesse, photos-souvenir, dédicaces, franche rigolade. 

Eric Singer en a même profité pour demander à David Camden, pierceur biennois, de changer ses boucles d’oreilles sur-le-champ. 
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